L’intrus, ou comment attraper un lézard ?

17 Juil

Nous avons aujourd’hui découvert la présence d’un nouvel animal domestique, qui s’est faufilé chez nous à notre insu. Je crois l’avoir déjà aperçu, ou bien un de ses semblables, sur mon balcon ; un gentil compagnon de bronzette. Il a choisi de se lotir en-dessous de notre cuisinière, et aime bien se balader en cachette. Mais quand nous entrons dans la cuisine, il nous surprend (me fait sursauter jusqu’au plafond). Heureusement que c’est moi qui travaille au téléphone et pas mon mari, parce que je dois avouer avoir poussé quelques petits cris (hurlements), enfin juste des gémissements de crainte face à un quadrupède minuscule qui court bien plus vite que moi !

La biche du quartier, et « Bambi »

Nous habitons dans un cadre naturel bien conservé, en forêt, et presqu’aucun de mes voisins n’a de pelouse (avec des tondeuses en marche à 8 heures du matin le samedi !). C’est un quartier vraiment agréable, calme, à proximité d’un lac magnifique, et dans lequel nous avons un espace vraiment privé (pratique donc, pour les bains de soleil…). Puisque nous habitons dans la forêt, nous avons l’habitude d’apercevoir une jolie biche et ses deux faons derrière la maison ou au bord de la route, des écureuils et des « chipmunks » (tamias) en quête de glands ou noix, un castor qui aime se reposer sur la presqu’île, et même malheureusement parfois des serpents à sonnette (là, je cours en criant « sauve qui peut ») ou serpents noirs (les gentils, alors eux, je crie intérieurement et je les remercie !). En roulant, j’ai même un jour failli renverser un ourson perdu (donc maman ours ne devait pas être bien loin) et un cheval qui s’était enfoui de son pré… c’est bucolique !

En général, la nature sait rester d’un côté, l’humanité de l’autre. Mais quand l’homme (enfin la femme fatale !) rencontre l’animal, ça risque de barder. Je m’adresse maintenant à vous, chers lecteurs, chères lectrices, sur le meilleur procédé pour se débarrasser de notre visiteur surprise…

Apparemment, je ne suis pas la seule à me poser la question…

Faut-il taper sur la cuisinière ou la déplacer jusqu’à ce que la bête sorte, et l’attraper avec un filet à papillons (je précise que, même si j’aime jouer dans la forêt, je ne suis pas Marcel Pagnol petit et je n’en ai point…) ?

Faut-il chauffer le four pour faire fondre le malheureux lézard en espérant qu’il sorte au lieu de nous faire le coup de la grenouille dans la casserole d’eau en ébullition progressive ?

Faut-il guetter, mon mari d’un côté de la cuisine, moi de l’autre, pendant des heures jusqu’à ce qu’il sorte et le prendre par la queue (pour le montrer à ces messieurs) ?

Il y a-t-il un piège à lézard disponible sur le marché, style attrape-souris ? Si oui, quel genre d’appât pour la petite bête (je me doute que le gruyère lui convienne, et puis je n’ai que du Saint-André ou du Cheddar) ? Je mets des miettes de pain (ou des petits insectes morts) le long de ma cuisine jusqu’à la sortie, style Petit Poucet ?

Ah, le chat ! Et si j’empruntais le chat de ma belle-sœur, Little Bear, pour quelques heures ? Je pourrais le surveiller pour m’assurer qu’il l’attrape délicatement avec un coup de griffe, et au lieu de le laisser torturer sa proie pendant des heures jusqu’à ce qu’elle se fasse dévorée, je la confisque et je la balance dehors pour qu’elle rejoigne les siens ?

J’attends vos conseils, et en attendant, je me méfie de ma cuisinière… Je ne sais jamais quand l’intrus surgira de sa planque ; ça risque de chauffer dans ma cuisine !

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